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En réduisant les obstacles au commerce restants, les
Etats-Unis renforceraient le système commercial multilateral
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Les
États-Unis ont l'un des régimes de commerce et d'investissement les
plus ouverts et les plus transparents du monde, même si des obstacles
notables à l'accès au marché subsistent dans quelques domaines
importants. Selon un rapport de l'OMC sur les politiques et pratiques
commerciales des États-Unis, la réduction de ces obstacles
atténuerait les distorsions sur les marchés mondiaux, les frictions
avec les partenaires commerciaux, et renforcerait le système
commercial multilatéral.
Après
une longue période de forte expansion, la croissance économique des
États-Unis s'est ralentie sensiblement et les importations ont
diminué; pour y répondre, la politique monétaire a été assouplie,
la politique budgétaire jouant aussi un rôle en ce sens. Il est
probable que la modification de l'environnement économique influe sur
la mise en œuvre de la politique commerciale des États-Unis, un
ralentissement de l'économie pouvant accroître les pressions en
faveur d'une plus grande protection aux frontières et d'un soutien
accru des pouvoirs publics. Le rapport souligne que dans le contexte
du ralentissement conjoncturel actuel, les États-Unis jouent moins le
rôle d'un moteur de croissance pour le reste du monde.
Depuis
le précédent examen en juillet 1999, les États-Unis ont fait
des propositions pour poursuivre la libéralisation dans les domaines
de l'agriculture et des services dans le cadre des négociations
prescrites. Ils ont aussi exprimé leur appui à un nouveau cycle de
négociations multilatérales. En outre, le programme des États-Unis
concernant le commerce prévoyait des négociations visant un Accord
sur une Zone de libre-échange des Amériques ainsi que des accords
bilatéraux de libre-échange. Afin d'aider à mettre en œuvre ces
initiatives commerciales, le gouvernement cherche actuellement à
obtenir un mandat pour la promotion des échanges commerciaux, le
rapport faisant observer que les partenaires commerciaux des
États-Unis accorderont probablement une grande importance aux
résultats de ces efforts.
Le
rapport indique que la plupart des produits importés aux États-Unis
sont soit admis en franchise soit assujettis à des droits de douane
peu élevés. En 2000, le taux NPF moyen était de
5,4 pour cent pour toutes les marchandises, les droits les plus
élevés s'appliquant principalement aux produits agricoles, ainsi
qu'aux vêtements, aux textiles et aux chaussures. Pour ces produits,
les droits augmentent généralement en fonction du degré de
transformation. Des contingents tarifaires s'appliquent aux
importations de viande de bœuf, de produits laitiers, de sucre et de
certains produits à base de sucre, d'arachides, de tabac et de coton.
Les droits hors contingent, qui vont jusqu'à 350 pour cent,
peuvent agir comme des prohibitions à l'importation. À l'intérieur
des contingents, certaines quantités sont réservées à certains
pays.
Le
rapport constate que les États-Unis continuent de recourir activement
à des mesures antidumping et mesures compensatoires. Le nombre
d'enquêtes antidumping ouvertes a augmenté entre 1998
et 2000. L'ouverture de ces enquêtes peut avoir pour effet de
décourager les échanges, des droits préliminaires étant appliqués
dans la plupart des cas. Une grande partie des enquêtes effectuées
au cours des deux dernières années ont porté sur les produits
sidérurgiques. Les États-Unis ont appliqué quatre mesures de
sauvegarde pendant la période 1998-2000, concernant des produits
agricoles ou des produits sidérurgiques, et ont ouvert, en juin 2001,
une enquête globale en matière de sauvegardes visant certains
produits en acier. Certains partenaires commerciaux des États-Unis
ont contesté, à l'OMC, les méthodes utilisées par ce pays pour
déterminer l'existence d'un dumping ou d'un dommage, ainsi que les
quatre mesures de sauvegarde appliquées depuis 1998.
Aux
États-Unis, les restrictions quantitatives à l'importation sont
imposées principalement en vertu des dispositions de l'Accord sur les
textiles et les vêtements. Des contingents s'appliquent à plus de la
moitié des importations de vêtements et à 32 pour cent des
importations de textiles. Plus de 1 000 contingents sont
appliqués à 45 pays, parmi lesquels 37 Membres de l'OMC.
En outre, la Loi Jones entraîne une interdiction de fait des
importations de navires construits à l'étranger en vue de desservir
les liaisons intérieures du pays. Un embargo est maintenu sur les
importations de thon en provenance des pays qui, selon les États-Unis,
ne respectent pas le Programme international de protection des
dauphins. Il est également interdit d'importer des crevettes
pêchées au moyen de techniques susceptibles de nuire à certaines
tortues de mer.
Le
rapport fait aussi observer que les restrictions commerciales
imposées par les États-Unis pour des raisons de sécurité nationale
et de politique étrangère peuvent préoccuper certains partenaires
commerciaux, en raison notamment du caractère unilatéral de
certaines de ces mesures. Des sanctions commerciales sont appliquées
à l'encontre de près de 30 pays pour différentes raisons.
Les
États-Unis ont dûment préconisé la réduction des subventions
affectant la concurrence sur les marchés internationaux.
Conformément à cette position, les subventions fédérales à
l'exportation ont diminué, et le financement public des exportations
est utilisé pour une part relativement faible de celles-ci. Toutefois,
étant donné l'importance de l'économie américaine, l'aide aux
producteurs nationaux peut avoir une incidence notable sur les
marchés mondiaux. À cet égard, le principal bénéficiaire des
dépenses publiques est le secteur agroalimentaire américain. Ces
dépenses ont presque triplé de 1997 à 2000, dépassant la
baisse en valeur de la production agricole. En 2000, près de
30 milliards de dollars EU ont été accordés aux
agriculteurs et aux éleveurs sous forme de versements directs. En
conséquence, les versements directs représentent plus de la moitié
des revenus nets des agriculteurs.
Le
rapport du Secrétariat de l'OMC indique que la fourniture de services
par le biais d'une présence commerciale étrangère a continué à se
développer aux États-Unis. Les mesures prises récemment pour
supprimer les restrictions intérieures au commerce international dans
le secteur des services dépassent les engagements pris par les
États-Unis dans le cadre de l'OMC et devraient améliorer
l'efficacité de l'économie nationale.
Le
rapport ajoute que tandis qu'il y a eu une nouvelle consolidation de
la réglementation financière aux États-Unis, et que le traitement
national est accordé aux banques étrangères, dans d'autres secteurs
de services financiers, les réglementations intérieures peuvent
rendre l'accès aux marchés difficile pour les étrangers. Dans le
secteur des télécommunications, de nouvelles réglementations
internationales concernant la fixation des prix ont été élaborées
et la privatisation des services fournis par satellite s'est
poursuivie. Dans les services de transport aérien internationaux, la
libéralisation passe essentiellement par les accords “ciel ouvert”
bilatéraux mais des restrictions persistent dans le domaine de la
détention et du contrôle des transporteurs américains par
l'étranger. Les transports maritimes restent l'un des secteurs les
plus protégés de l'économie américaine.
Le
rapport fait observer que les considérations relatives à la
politique de la concurrence jouent un rôle de plus en plus visible,
aux États-Unis et ailleurs, dans les questions relatives au commerce
et à l'investissement, et soulèvent des questions complexes
concernant l'interaction des différents instruments. Ainsi, l'aide
publique pourrait être contraire aux principes fondamentaux en faveur
de la concurrence, de même que l'application non appropriée de
mesures antidumping, de mesures compensatoires ou de mesures de
sauvegarde. En outre, les États-Unis limitent la participation
étrangère aux marchés publics.
Notes
à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l'OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font aussi l'objet d'un
suivi. Pour chaque examen, deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale présentée par le gouvernement
du Membre soumis à examen et un rapport détaillé rédigé de
manière indépendante par le Secrétariat de l'OMC. Ces deux
documents sont ensuite examinés par l'ensemble des Membres de l'OMC
dans le cadre de l'Organe d'examen des politiques commerciales (OEPC).
Ces documents et les comptes rendus des réunions de l'OEPC sont
publiés peu de temps après. Depuis 1995, c'est-à-dire depuis
l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, les services et les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC et une
déclaration de politique générale élaborée par le gouvernement
des États-Unis seront examinés par l'Organe d'examen des politiques
commerciales les 14 et 17 septembre 2001. Le rapport du
Secrétariat concerne l'évolution de tous les aspects de la politique
commerciale des États-Unis, y compris les lois et réglementations
intérieures, le cadre institutionnel et la politique commerciale par
mesure et par secteur.
Au
présent communiqué de presse sont joints un résumé des
observations contenues dans le rapport du Secrétariat et certaines
parties de la déclaration de politique générale du gouvernement. Le
rapport du Secrétariat et la déclaration de politique générale du
gouvernement sont à la disposition des journalistes à la salle de
presse du site Internet de l'OMC (www.wto.org). Ces deux documents, le
compte rendu des débats de l'OEPC et les remarques finales formulées
par le Président seront regroupés en temps opportun dans une
publication brochée qui pourra être obtenue auprès du Secrétariat
de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992,
1996 et 2000), Brunéi Darussalam (2001), Burkina Faso (1998),
Cameroun (1995 et 2001), Canada (1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et
2000), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et 2000), Corée,
Rép. de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica (1995 et 2001),
Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El Salvador
(1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996, 1999 et 2001), Fidji
(1997), Finlande (1992), Gabon (2001), Ghana (1992 et 2001),
Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et
1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998), Indonésie (1991,
1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël (1994 et 1999),
Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya (1993
et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994 et 2001), Madagascar (2001),
Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice
(1995), Mexique (1993 et 1997), Mozambique (2001), Namibie (1998),
Nicaragua (1999), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et
2000), Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), OECO (2001), Ouganda (1995),
Pakistan (1995), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay (1997),
Pérou (1994 et 2000), Philippines (1993 et 1999), Pologne (1993 et
2000), République dominicaine (1996), République slovaque (1995),
République tchèque (1996), Roumanie (1992 et 1999), Sénégal
(1994), Singapour (1992, 1996 et 2000), Sri Lanka (1995), Suède (1990
et 1994), Suisse (1991, 1996 et 2000 (conjointement avec le
Liechtenstein)), Swaziland (1998), Tanzanie (2000), Thaïlande (1991,
1995 et 1999), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994),
Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996),
Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
ÉTATS-UNIS
Rapport du Secrétariat — Observations récapitulatives
Les
États-Unis ont l'un des régimes de commerce et d'investissement les
plus ouverts et les plus transparents du monde, même si des obstacles
notables à l'accès au marché subsistent dans quelques domaines
importants. Ces obstacles affectent directement le commerce mondial car
les États-Unis sont à la fois la première économie et le premier
pays commerçant du monde. La réduction de ces derniers obstacles
serait conforme au soutien accordé traditionnellement par les
États-Unis à la libéralisation et aux politiques en faveur de la
concurrence, augmentant encore l'efficacité par ailleurs élevée de
leur économie et procurant des avantages aux consommateurs et aux
contribuables du pays. Elle atténuerait aussi les distorsions sur les
marchés mondiaux et les frictions avec les partenaires commerciaux, et
renforcerait le système commercial multilatéral. Ces considérations
revêtent une importance particulière du fait de la récession
économique actuelle au niveau mondial et des pressions protectionnistes
qui pourraient en résulter.
Depuis
le précédent examen en juillet 1999, la politique et les pratiques
commerciales des États-Unis sont restées pour l'essentiel
inchangées. Les changements intervenus pendant cette période
concernent, entre autres, l'amélioration de l'accès au marché pour
certains pays en développement et la consolidation des
réglementations financières nationales. En outre, depuis 1999, les
versements du gouvernement aux producteurs de produits
agroalimentaires ont progressé, tandis que la part des produits
sidérurgiques a augmenté pour ce qui est de toutes les mesures
antidumping, mesures compensatoires et mesures de sauvegarde.
D'importants obstacles à la concurrence étrangère ont été
maintenus dans des domaines comme les textiles et les vêtements, les
transports et certains secteurs de services. La manière dont le
nouveau gouvernement résoudra ces problèmes sera importante pour le
commerce et le bien-être au niveau mondial.
Évolution
de la situation économique et des politiques
Depuis
le dernier examen, les États-Unis ont assoupli leurs politiques
monétaire et budgétaire afin de tenir compte du ralentissement
notable et récent de la croissance économique, dont le taux annuel
est tombé à environ 1 pour cent au milieu de 2001, contre 5 pour
cent en 2000. Ce ralentissement a résulté de la baisse des stocks et
des exportations. Les dépenses de consommation sont restées
élevées, mais les importations ont diminué sensiblement. Les six
réductions de taux d'intérêt effectuées pendant le premier
semestre de 2001 ont été assorties de réductions fiscales estimées
à 1 350 milliards de dollars EU sur une période de onze ans,
qui ont été rendues possibles, dans une large mesure, par les
excédents
budgétaires des dernières années. Bien que l'inflation ait repris,
cela ne semble pas être un problème important pour le moment.
Le
déficit des opérations courantes s'est accentué pendant la période
considérée pour atteindre 4,5 pour cent du PIB en 2000, et a
été financé par les entrées de capitaux, en particulier au titre
d'investissements. Ces apports ont contribué à maintenir la forte
valeur nominale du dollar des États-Unis. Malgré les pressions qui
en résultent, pour les secteurs nationaux, les gains rapides de
productivité pendant la majeure partie de la dernière décennie ont
permis, dans l'ensemble, aux entreprises de rester compétitives par
rapport aux producteurs étrangers.
Plusieurs
producteurs d'acier ont déposé leur bilan au début de la récession
économique. Pour répondre à ce qui était perçu comme une crise de
ce secteur, le Président a annoncé, en juin 2001, une initiative
prévoyant l'ouverture d'une enquête en matière de sauvegardes (voir
ci-après) ainsi que des négociations avec les partenaires
commerciaux visant à éliminer la capacité excédentaire au niveau
mondial et à convenir de règles pour régir le commerce de l'acier,
en vue d'éliminer les subventions. Cette initiative rappelle le
consensus multilatéral recherché dix ans plus tôt dans le cadre du
GATT.
Le
Président a réaffirmé l'adhésion des États-Unis à un système
ouvert, transparent et efficace de disciplines et de procédures
relatives au commerce international, et a exprimé son appui à un
nouveau cycle de négociations multilatérales. Il a aussi annoncé le
Programme concernant le commerce international pour 2001, qui vise
notamment à améliorer les possibilités d'accès aux marchés pour
les exportations et les investissements américains, y compris dans le
domaine de l'agriculture, des services et des droits de propriété
intellectuelle. Le programme comporte un “Ensemble de mesures
concernant le travail et l'environnement” qui pourraient être
prises pour promouvoir les objectifs en matière de travail et
d'environnement.
Lors
des négociations prescrites sur l'agriculture qui se tiennent
actuellement dans le cadre de l'OMC, les États-Unis ont proposé de
libéraliser à long terme le commerce des produits agricoles,
notamment en réduisant les tarifs et en élargissant les contingents
tarifaires, en éliminant les subventions à l'exportation et en
diminuant le soutien interne qui fausse les échanges. En outre, en
tant que principal producteur et exportateur mondial de produits
alimentaires contenant des organismes génétiquement modifiés, les
États-Unis se sont dits préoccupés par les restrictions
commerciales concernant ces produits.
Lors
des négociations actuelles sur les services, les États-Unis ont
proposé de poursuivre la libéralisation de onze secteurs dans le
cadre de l'AGCS et ont présenté une proposition concernant le
mouvement des personnes physiques. Ils sont favorables à un cadre
mondial pour le commerce électronique exempt de droits de douane, et
débattent avec leurs partenaires de la question de l'imposition de
ces services au niveau national.
Outre
les négociations dans le cadre de l'OMC, le programme des États-Unis
concernant le commerce prévoit des négociations visant un Accord sur
une Zone de libre-échange des Amériques ainsi que des accords
bilatéraux de libre-échange avec le Chili, la Jordanie et Singapour.
Des accords de libre-échange sont déjà en vigueur avec le Canada,
Israël et le Mexique; ils permettent aux produits remplissant les
conditions requises d'entrer sur le marché américain en franchise de
droits pour la plupart et, dans le cas des textiles et des vêtements,
sans contingent. Le Canada et le Mexique, en raison de ces
préférences et de leur proximité géographique, sont désormais les
deux principaux partenaires commerciaux des États-Unis.
Afin
d'aider à mettre en œuvre les initiatives commerciales du
gouvernement, le Président cherche actuellement à obtenir un mandat
pour la promotion des échanges commerciaux, en remplacement de la
procédure accélérée. Les partenaires commerciaux des États-Unis
accorderont probablement une grande importance aux résultats de ces
efforts.
Accès
au marché pour les marchandises
Droits de douane
Les
États-Unis accordent le traitement NPF à tous les pays sauf six,
dont un Membre de l'OMC (Cuba). Une loi a été adoptée pour accorder
à la Chine, dès son accession à l'OMC, le traitement NPF sans
condition, qui ne devra donc plus être renouvelé chaque année. Le
refus d'accorder le traitement
NPF peut entraîner des coûts importants pour un partenaire
commercial, car les États-Unis maintiennent des différences
substantielles entre les droits NPF et les autres droits.
La
plupart des produits importés aux États-Unis soit sont admis en
franchise soit sont assujettis à des droits de douane peu élevés
qui sont tous consolidés, sauf deux. En 2000, le taux NPF moyen
était de 5,4 pour cent pour toutes les marchandises, de 10,6 pour
cent pour les produits agroalimentaires et de 4,5 pour cent pour les
produits non agricoles. Près d'un tiers de tous les taux de droits
sont nuls. Les taux autres qu'ad valorem s'appliquent à près de 13
pour cent des lignes tarifaires; les équivalents ad valorem des taux
spécifiques et composés sont en moyenne de 11,5 pour cent et
masquent des niveaux relativement élevés de protection. Les droits
les plus élevés s'appliquent principalement aux produits
agroalimentaires et produits à base de tabac, ainsi qu'aux vêtements,
aux textiles et aux chaussures. Dans ces secteurs, les droits
augmentent généralement en fonction du degré de transformation.
Des
contingents tarifaires s'appliquent aux importations de viande de bœuf,
de produits laitiers, de sucre et de certains produits à base de
sucre, d'arachides, de tabac et de coton. La moyenne simple des taux
NPF applicables dans les limites des contingents était de 9 pour cent
en 2000, tandis que le taux correspondant hors contingent était de 53
pour cent en moyenne. Les droits hors contingent, qui vont jusqu'à
350 pour cent, peuvent agir comme des prohibitions à l'importation.
À l'intérieur des contingents, certaines quantités sont réservées
à certains pays, notamment pour la viande de bœuf, les produits
laitiers et les arachides.
Les
États-Unis accordent des préférences tarifaires unilatérales à
certains pays andins et pays d'Afrique et des Caraïbes, ainsi qu'au
titre de leur Schéma de préférences généralisées. Ces
préférences peuvent être subordonnées à des changements de
politique dans les pays bénéficiaires, dans des domaines comme la
protection des droits du travail et des droits de propriété
intellectuelle.
Les
pays d'Afrique subsaharienne et les pays des Caraïbes devraient
retirer des avantages importants de la Loi de 2000 sur le commerce
extérieur et le développement, qui comprend la Loi sur la croissance
et les perspectives économiques de l'Afrique ainsi que la Loi sur le
partenariat commercial avec le Bassin des Caraïbes élargissant
l'Initiative concernant le Bassin des Caraïbes. Au titre de la Loi de
2000, les textiles et vêtements importés des pays bénéficiaires
entrent aux États-Unis en franchise de droits et sans contingent,
sous réserve des prescriptions concernant la teneur en intrants
produits aux États-Unis. Cette disposition devrait faire en sorte que
les producteurs d'intrants américains tirent également parti de
l'arrangement, peut-être au détriment des fournisseurs des pays
tiers dont les coûts de production sont moins élevés.
Mesures
contingentes
Les
États-Unis continuent de recourir activement à des mesures
antidumping et mesures compensatoires. Le nombre d'enquêtes
antidumping ouvertes a augmenté entre 1998 et 2000, de même que
celui des nouvelles ordonnances imposant des droits. L'ouverture d'une
enquête peut avoir pour effet de décourager les échanges, des
droits préliminaires étant appliqués dans la plupart des cas. Une
grande partie des enquêtes effectuées au cours des deux dernières
années ont porté sur les produits sidérurgiques. Plusieurs accords
de suspension ont été conclus ces dernières années; ceux qui l'ont
été avec les non-Membres de l'OMC prévoient des limitations
quantitatives volontaires et des prix minimaux.
Les
États-Unis ont appliqué quatre mesures de sauvegarde pendant la
période 1998-2000, concernant des produits agricoles ou des produits
sidérurgiques. Une enquête globale en matière de sauvegardes visant
certains produits en acier a été ouverte en juin 2001; toute mesure
y faisant suite renforcerait la protection déjà assurée par le
biais des ordonnances en matière de droits antidumping et de droits
compensateurs. Des limitations des exportations ont été appliquées
jusqu'en mars 2001 aux expéditions de bois d'œuvre résineux en
provenance du Canada.
La
Loi sur la compensation pour continuation du dumping et maintien de la
subvention (Amendement “Byrd”), adoptée en 2000, dispose que le
produit des droits antidumping et des droits compensateurs doit être
versé aux producteurs américains affectés. Lorsque cette loi a
été adoptée, le Président a indiqué qu'elle “offrirait à
certaines industries américaines une subvention allant au-delà du
niveau de protection nécessaire pour contrecarrer les subventions
étrangères, sans offrir de subvention comparable aux autres
industries américaines ou aux consommateurs américains, qui sont
obligés de payer plus cher les facteurs de production industriels ou
les biens de consommation en raison des droits antidumping et des
droits compensateurs”.
Certains
partenaires commerciaux des États-Unis contestent à l'OMC les
méthodes utilisées par ce pays pour déterminer l'existence d'un
dumping ou d'un dommage. Ils ont aussi contesté les quatre mesures de
sauvegarde appliquées par les États-Unis depuis 1998, ce qui a
conduit à la révision des réglementations américaines concernées.
En outre, l'Amendement Byrd et la Loi antidumping de 1916 ont été
portés devant le mécanisme de règlement des différends de l'OMC.
Les mesures contingentes sont une source d'incertitude pour les
exportateurs et entraînent des frais juridiques importants pour ceux
qui se défendent contre elles.
Autres
mesures à l'importation
Aux
États-Unis, les restrictions quantitatives à l'importation sont
imposées principalement en vertu des dispositions de l'Accord sur les
textiles et les vêtements. Des contingents s'appliquent à plus de la
moitié des importations de vêtements et à 32 pour cent des
importations de textiles. Plus de 1 000 contingents sont
appliqués à 45 pays, parmi lesquels 37 Membres de l'OMC. Ces mesures
sont associées à des taux NPF relativement élevés.
Conformément
aux dispositions de la Loi Jones, les chantiers navals américains
sont les seuls fournisseurs de navires desservant les liaisons
intérieures du pays, ce qui entraîne une interdiction de fait des
importations de navires construits à l'étranger à cette fin.
Les
États-Unis maintiennent des prohibitions à l'importation pour des
raisons sanitaires et phytosanitaires, y compris pour parer les
risques liés à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et à la
fièvre aphteuse. En février 2001, les importations de viande de bœuf
et de produits à base de viande de bœuf en provenance du Brésil ont
été suspendues temporairement pour éviter les risques d'ESB. Depuis
mars 2001, aucun matériel agricole usagé en provenance des pays
touchés par la fièvre aphteuse n'est désormais admis sur le
territoire des États-Unis.
Les
restrictions à l'importation imposées par les États-Unis donnent
effet aux dispositions intérieures en matière de protection de
l'environnement qui régissent l'utilisation des ressources marines.
Ainsi, un embargo est maintenu sur les importations de thon en
provenance des pays qui, selon les États-Unis, ne respectent pas le
Programme international de protection des dauphins. Il est également
interdit d'importer des crevettes pêchées au moyen de techniques
susceptibles de nuire à certaines tortues de mer.
Les
États-Unis maintiennent des mesures qui limitent la participation
étrangère aux marchés publics. D'après la Loi visant l'achat de
produits américains, les organismes gouvernementaux ne peuvent en
principe acheter que des fournitures et matériaux de construction
définis comme “produits finals nationaux” (fabriqués aux
États-Unis avec plus de 50 pour cent de composants américains). En
outre, plusieurs programmes visent à développer la capacité des
petites entreprises d'entrer en concurrence pour l'obtention de
marchés fédéraux. Divers programmes de marchés réservés sont
aussi mis en œuvre; la valeur des marchés attribués par le biais de
ces programmes représentait 8 pour cent du montant total des
marchés fédéraux en 2000. Ces mesures sont complétées dans
certains États par des réglementations visant l'achat de produits
dans l'État.
Mesures
à l'exportation
Un
objectif central de la politique commerciale des États-Unis est de
développer des marchés pour les exportateurs américains. Les
instruments utilisés à cette fin comprennent des lois commerciales
comme l'ensemble des lois relevant de l'article 301 — qui
visent à répondre aux mesures étrangères considérées comme
portant atteinte aux exportations américaines ou aux droits
conférés aux États-Unis par les accords commerciaux — des
mesures d'aide à l'exportation.
L'article
301 a été utilisé modérément depuis 1999. En outre, son
utilisation est étroitement liée au règlement multilatéral des
différends, du moins pour les Membres de l'OMC et dans les domaines
assujettis aux règles et disciplines de l'OMC. Néanmoins, des
enquêtes sont toujours ouvertes et des “rapports” et “listes”
publiés au sujet des pays considérés comme étant en infraction.
Les États-Unis surveillent également si les accords concernant les
droits de propriété intellectuelle sont respectés à l'étranger,
en effectuant des enquêtes au titre de l'article 301 spécial. Dans
l'examen de 2001, il a été estimé que 51 pays refusaient d'accorder
une protection suffisante aux droits de propriété intellectuelle ou
un accès aux marchés équitable aux détenteurs américains de
droits. Pour déterminer s'il a été porté atteinte aux droits de
propriété intellectuelle américains, des enquêtes sont également
effectuées au titre de l'article 337.
Les
États-Unis ont appliqué des sanctions commerciales à l'encontre de
l'Union européenne à la suite des décisions rendues en leur faveur
par les groupes spéciaux de l'OMC dans les différends concernant les
bananes et la viande de bœuf traité aux hormones. Ils ont ensuite
adopté l' “Amendement Carrousel” à la Loi de 1974 sur le
commerce extérieur, qui permet de modifier périodiquement la liste
des produits faisant l'objet de sanctions commerciales lorsqu'il n'est
pas donné suite aux décisions prises en vertu des règles
multilatérales. Cela a fait passer au premier plan la question de
l'efficacité des sanctions commerciales en tant qu'instrument de
règlement des différends commerciaux.
Les
États-Unis ont vivement préconisé la réduction des subventions
affectant la concurrence sur les marchés internationaux. En
conséquence, les subventions fédérales à l'exportation notifiées
ont diminué (mais, il n'y a guère de renseignements disponibles sur
les programmes d'aide infrafédéraux). Dans l'agriculture, les
subventions à l'exportation notifiées ont été limitées au secteur
des produits laitiers. En outre, les programmes publics de financement
des exportations sont utilisés pour une part relativement faible des
exportations; bien que réduites, les garanties subventionnées des
crédits à l'exportation continuent à soutenir les exportations de
produits agroalimentaires. D'importantes quantités de produits
alimentaires sont affectées à l'aide pour renforcer la sécurité
alimentaire dans les pays en développement tout en stabilisant les
revenus des agriculteurs américains grâce à l'utilisation des
excédents.
Les
incitations à l'exportation résultant des exemptions d'impôts
accordées par les États-Unis pour certains revenus “réalisés
à l'exportation” de sociétés de ventes à l'étranger ont
été contestées à l'OMC et ont suscité un débat sur le rôle des
régimes fiscaux des Membres dans le soutien du commerce et de
l'investissement.
Autres
politiques affectant les échanges
Les
restrictions commerciales imposées par les États-Unis pour des
raisons de sécurité nationale et de politique étrangère peuvent
préoccuper certains partenaires commerciaux, en raison notamment du
caractère unilatéral de certaines de ces mesures. Des sanctions
commerciales sont appliquées à l'encontre de près de 30 pays pour
différentes raisons (par exemple, la prolifération des armements, le
terrorisme et les droits des travailleurs). Le Congrès envisage de
réformer la politique relative aux sanctions et les contrôles à
l'exportation.
Étant
donné l'importance de l'économie américaine, les subventions et
autres formes d'aide aux producteurs nationaux peuvent avoir une
incidence notable sur les marchés mondiaux. Le secteur
agroalimentaire américain est le principal bénéficiaire des
dépenses publiques. Celles-ci ont presque triplé de 1997 à 2000,
dépassant la baisse en valeur de la production agricole. En 2000,
près de 30 milliards de dollars EU ont été accordés aux
agriculteurs et aux éleveurs sous forme de versements directs. En
conséquence, les versements directs représentent plus de la moitié
des revenus nets des agriculteurs. En outre, les programmes de
subventionnement de l'assurance-récolte ont été élargis. L'aide
aux secteurs non agricoles, notamment la pêche, le bois de sciage et
le bois d'œuvre, l'aéronautique et la construction navale, est
accordée principalement sous forme d'incitations fiscales.
En
1999 et 2000, les efforts déployés par les États-Unis pour faire
respecter la politique de concurrence ont conduit à l'imposition
d'amendes records aux cartels internationaux fixant les prix. Les
États-Unis considèrent que la relation entre la politique
commerciale et la politique de concurrence est de plus en plus
importante, mais ils doutent que l'OMC soit, pour le moment,
l'institution qui convienne pour élaborer des règles multilatérales
relatives à la concurrence.
En
ce qui concerne la protection des droits de propriété intellectuelle,
la Loi de 1999 sur la protection des inventeurs américains vise à
réduire les délais de traitement des demandes de brevets, tandis que
la Loi de 2000 sur la commercialisation des transferts de technologie
contient des dispositions permettant à un organisme fédéral
d'accorder des licences pour les inventions appartenant à
l'administration fédérale uniquement aux preneurs de licence qui
acceptent de fabriquer en grande partie aux États-Unis les produits
liés à la licence. Une nouvelle loi a aussi été adoptée en 2000
afin de restructurer le régime de licences obligatoires pour la
transmission et la diffusion de programmes télévisés par satellite
et d'en étendre la portée.
Les
considérations relatives à la politique de la concurrence jouent un
rôle de plus en plus visible, aux États-Unis et ailleurs, dans les
questions relatives au commerce et à l'investissement, et soulèvent
des questions complexes concernant l'interaction des différents
instruments. Ainsi, l'aide publique accordée aux industries pourrait
être contraire aux principes fondamentaux en faveur de la
concurrence, de même que l'application non appropriée de mesures
contingentes. En fait, comme les autorités américaines l'ont
indiqué, le recours à l'Amendement Byrd serait préjudiciable aux
intérêts des consommateurs. Des effets négatifs similaires peuvent
se produire lorsque les détenteurs américains de droits empêchent
l'importation parallèle de produits brevetés ou protégés par le
droit d'auteur.
Conditions
d'accès pour les services
Les
services sont, de loin, le principal élément contribuant à la
production dans l'économie américaine. La fourniture de services par
le biais d'une présence commerciale étrangère a continué à se
développer aux États-Unis, en partie du fait d'initiatives à l'OMC
visant à faciliter l'accès aux marchés selon ce mode de fourniture.
Les mesures prises récemment pour supprimer les restrictions
intérieures au commerce international dans le secteur des services
dépassent les engagements pris par les États-Unis dans le cadre de
l'OMC et devraient améliorer l'efficacité de l'économie nationale.
En
ce qui concerne les services financiers, l'entrée en vigueur en 1999
de la Loi Gramm-Leach-Bliley sur la modernisation du système
financier a permis de faire avancer la consolidation progressive de la
réglementation financière, et rompt définitivement avec les
restrictions imposées au titre de la Loi Glass-Steagall de 1933 sur
les affiliations entre les banques et les maisons de titres. Elle
devrait permettre aux sociétés financières de réaliser de plus
grandes économies d'échelle et de gamme. La Loi Gramm-Leach-Bliley
ne change rien au clivage existant entre les activités bancaires et
le négoce.
Les
États-Unis ont pour politique d'accorder le traitement national aux
banques étrangères. Dans d'autres secteurs de services financiers,
les réglementations intérieures peuvent rendre l'accès au marché
difficile pour les étrangers, pour des raisons d'intérêt public et
de protection des investisseurs. Dans le secteur de l'assurance, la
réglementation infrafédérale limite la concurrence des fournisseurs
implantés dans d'autres États américains et, à plus forte raison,
à l'étranger, à moins qu'ils n'établissent une présence
commerciale dans chaque État où ils souhaitent exercer leurs
activités.
Les
transports maritimes restent l'un des secteurs les plus protégés de
l'économie américaine. Néanmoins, la récente Loi sur la réforme
des transports maritimes a renforcé la concurrence dans les
transports maritimes internationaux aux États-Unis, en accélérant
le déclin du rôle des conférences dans la fixation des tarifs. Le
marché américain des transports maritimes internationaux est
généralement ouvert à la concurrence étrangère, même si les
cargaisons internationales transportées par des navires battant
pavillon américain bénéficient d'une aide publique substantielle.
Le gouvernement actuel soutient les lois sur le cabotage qui
réservent les routes intérieures aux exploitants du pays.
L'industrie
américaine des transports aériens, l'une des plus efficaces du
monde, s'appuie principalement sur les accords “ciel ouvert”
bilatéraux pour libéraliser les échanges. Considérés par les
États-Unis comme un moyen économique pour les transporteurs de
pénétrer de nouveaux marchés, plusieurs de ces accords ont été
signés au cours des deux dernières années. Toutefois, ils ne
libéralisent pas complètement les marchés visés; en particulier,
la détention et le contrôle des transporteurs américains par
l'étranger restent limités, et seuls les transporteurs américains
ont le droit de fournir des services de transport aérien aux
États-Unis.
Le
secteur des télécommunications aux États-Unis est le plus important
du monde, et l'un des plus ouverts et des plus compétitifs. Depuis
1999, de nouvelles règles et réglementations internationales
concernant la fixation des prix ont été élaborées pour rendre les
services de télécommunication nationaux et internationaux plus
compétitifs, et la privatisation des services fournis par satellite
s'est poursuivie.
S'agissant
des services professionnels, la réglementation des professions
relève des États conformément au système fédéral; chaque État a
ses propres réglementations en matière d'agrément et un organisme
chargé de les administrer. En ce qui concerne les services comptables,
les services juridiques et la plupart des autres professions, il n'y a
guère eu de changements depuis 1999 pour ce qui est des conditions
dans lesquelles les entreprises nationales et internationales exercent
leurs activités dans les autres États. L'absence d'un régime
réglementaire national uniforme ainsi que les différences entre les
conditions d'accès au marché d'un État à l'autre compliquent la
fourniture de services entre les États et l'accès au marché pour
l'étranger. En attendant, la demande accrue de services intégrés
provenant des pratiques multidisciplinaires a sous-tendu les débats
sur la révision des règles concernant l'indépendance des auditeurs,
les ententes en matière de partage des honoraires entre les avocats
et les comptables, et l'utilisation des normes comptables
internationales.
Rapport
du gouvernement haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
ÉTATS-UNIS
Rapport du gouvernement Partie I
I.
Les Etats-Unis dans le système multilatéral
Depuis
plus de 60 ans, les États-Unis poursuivent une politique de
libéralisation des échanges — visant à ouvrir les marchés et à
développer le commerce international — fondée sur la conviction
que la diminution des obstacles au commerce crée des emplois,
favorise la réforme de l'économie et le développement et atténue
la pauvreté dans le monde. Après la seconde guerre mondiale,
l'adhésion à ces principes a guidé les dirigeants du pays dans
l'établissement d'un système de règles multilatérales, l'Accord
général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), l'un des
piliers du système de l'après-guerre. Pendant plus d'un demi-siècle,
le GATT a stimulé la croissance économique, élevé le niveau de vie
et renforcé la sécurité internationale. L'OMC poursuit cette tâche,
faisant franchir au système du GATT un pas supplémentaire en offrant
un dispositif institutionnel cohérent qui permet d'orienter et de
surveiller la mise en œuvre des accords commerciaux multilatéraux
ainsi qu'une instance au service de la libéralisation des échanges.
Au
cours des 50 années et des sept cycles supplémentaires de
négociations commerciales multilatérales qui ont fait suite à la
création du GATT, les États-Unis se sont associés aux autres pays
pour réduire les obstacles au commerce — développant les
échanges entre les nations et créant pour tous les pays des
possibilités de récolter les bénéfices économiques du commerce
international. Le dernier de ces cycles, le Cycle d'Uruguay, a élargi,
renforcé et réformé le système commercial multilatéral,
libéralisé le commerce des produits agricoles et textiles, renforcé
les procédures de règlement des différends et étendu les nouvelles
règles au commerce des services et à la protection des droits de
propriété intellectuelle. Les États-Unis sont satisfaits du rôle
essentiel qu'ils ont joué afin de mener ces négociations à une
heureuse conclusion.
Alors
que le système commercial multilatéral aborde le nouveau millénaire,
les traits fondamentaux de la politique commerciale des États-Unis
demeurent le maintien d'un marché national ouvert et compétitif, le
respect des obligations contractées à l'OMC et un rôle de chef de
file dans le système commercial multilatéral. Les États-Unis
montrent qu'ils jouent ce rôle non seulement grâce à ces efforts
mais aussi en faisant valoir et en poursuivant la libéralisation des
échanges. En 2000, ils ont importé pour 1,2 billion de dollars de
biens et services, dont 66 pour cent en franchise de droits.
Cette année-là, le droit d'importation moyen payé sur l'ensemble de
leurs importations a été de 1,6 pour cent. La mondialisation
favorise aussi, grâce en partie à la libéralisation des échanges,
l'intensification de la concurrence, qui rend l'économie américaine
novatrice.
L'Organisation
mondiale du commerce est au centre des efforts déployés par les
États-Unis pour favoriser l'ouverture des marchés dans le monde.
Nous collaborons avec nos partenaires commerciaux pour améliorer
l'Organisation et conclure des accords qui accroissent la prospérité
et la liberté économique, tels que les Accords du Cycle d'Uruguay et
les trois accords multilatéraux ultérieurs sur les produits des
technologies de l'information, les services financiers et les services
de télécommunications de base. Ces accords sont en train de
transformer radicalement le commerce mondial. Nous avons mis en œuvre
dans les délais prévus les engagements que nous avions contractés
à l'OMC et avons accepté les décisions rendues par les groupes
spéciaux de l'Organisation dans les différends auxquels nous étions
partie. Du point de vue des États-Unis, le système commercial
mondial est un ouvrage en cours d'édification; nous prenons au
sérieux notre responsabilité de poursuivre les travaux engagés à
Marrakech. Le niveau élevé des obstacles au commerce des produits
agricoles nuit à la sécurité alimentaire dans le monde. Les
subventions à l'agriculture imposent une charge particulièrement
injuste aux agriculteurs des pays les plus pauvres. Le progrès
scientifique et technique crée des produits et des services nouveaux
ainsi que de nouveaux moyens de faire du commerce. Les États-Unis ont
donc présenté des propositions en vue de poursuivre la réforme
agricole et la libéralisation dans les services, dans le cadre des
négociations qui se déroulent actuellement au titre du programme
incorporé du Cycle d'Uruguay. Nous sommes résolus à ce que ces
négociations se traduisent par des gains solides pour la
libéralisation des échanges.
Dans
le cadre des efforts plus larges qu'ils déploient pour libéraliser
les échanges, tout en respectant les règles de l'OMC, les
États-Unis participent aussi à plusieurs initiatives régionales et
bilatérales concernant des zones de libre-échange, en complément
des actions qu'ils mènent au sein du système commercial
multilatéral. En agissant sur plusieurs fronts, nous accélérons la
libéralisation. L'un des objectifs importants de ces négociations
est d'abaisser les taxes sur le commerce et de réduire les autres
obstacles à la concurrence pour les produits industriels, les
services et les produits agricoles.
Les
États-Unis jouent aussi un rôle important pour que les pays en
développement puissent bénéficier des avantages de la
libéralisation des échanges et soient plus intégrés au système
commercial multilatéral. Outre qu'ils offrent un accès à leur
marché en franchise de droits pour la plupart des produits en
provenance des pays en développement grâce à des mesures
préférentielles unilatérales telles que le Système généralisé
de préférences, la Loi sur la croissance et les perspectives
économiques de l'Afrique, la Loi sur les préférences commerciales
en faveur des pays andins et la Loi sur le partenariat commercial avec
le Bassin des Caraïbes, ils financent pour plus de 300 millions
de dollars par an des activités de renforcement des capacités lié
au commerce grâce à des programmes d'aide bilatéraux et
multilatéraux. En 2000 et 2001, nous avons fourni à l'OMC plus de
1,6 million de dollars pour des activités d'assistance technique. En
2001, nous avons soutenu le Cadre intégré grâce à une contribution
au Fonds d'affectation spéciale destiné au Cadre intégré et à des
activités parallèles menées dans plusieurs des pays les moins
avancés. Nous espérons que le mouvement en faveur d'une
intensification de la coopération concernant le renforcement des
capacités commerciales dans les pays en développement continuera de
s'accélérer.
Pour
maintenir un soutien intérieur en faveur de l'ouverture des échanges
et du système commercial multilatéral, les États-Unis apportent,
par le biais du Programme d'aide à l'ajustement commercial, une
assistance aux travailleurs américains dont les entreprises ont du
mal à s'adapter à l'accroissement du commerce. Le gouvernement
s'efforce d'améliorer ce programme en mettant l'accent sur la
formation des travailleurs déplacés, solution de rechange
constructive à la protection des échanges.
Nous
estimons que la libéralisation des échanges favorise la protection
de l'environnement et la réalisation d'autres objectifs sociaux
grâce à une amélioration de la situation économique et sociale.
Elle aide les pays à améliorer leur environnement, à mieux
respecter les normes du travail et à progresser sur d'autres aspects
sociaux essentiels. La libéralisation des échanges peut aussi
soutenir directement les actions en faveur de l'environnement, grâce
par exemple à un échange plus libre des produits et services
environnementaux et à la réduction des subventions à l'agriculture
et à la pêche.
Les
États-Unis jouent aussi un rôle de chef de file dans les efforts
multilatéraux contre la pratique des pots-de-vin et la corruption,
qui équivalent à un droit de douane invisible sur la plupart des
importations et des contrats. Nous soutenons les actions menées à
l'OMC pour mettre en place et faire respecter des règles
fondamentales qui réduisent les possibilités de corruption, par
exemple dans les marchés publics et l'évaluation en douane
Nous
partageons les préoccupations de nos partenaires commerciaux quant à
la nécessité d'accroître la transparence du système commercial
multilatéral. Les États-Unis ont pris des dispositions pour
encourager l'OMC à s'améliorer en tant qu'institution, notamment en
ce qui concerne la transparence de ses opérations et de sa
communication. Nous cherchons à faire de la transparence le signe
distinctif de toutes les négociations et de tous les accords
commerciaux à venir.
La
concertation avec ceux qui ont un intérêt dans les questions
commerciales est un élément important de la responsabilité des
gouvernements dans l'élaboration de la politique commerciale. À
l'appui de cet objectif et pour constituer un puissant soutien
intérieur en faveur de ses objectifs de négociation, le gouvernement
américain sollicite l'avis et les observations du public sur les
négociations qui se déroulent actuellement à l'OMC au sujet de
l'agriculture et des services, sur les priorités à définir pour les
futures négociations, sur les améliorations institutionnelles
possibles et sur la préparation de la quatrième Conférence
ministérielle. Plus récemment, durant les négociations relatives à
la Zone de libre-échange des Amériques, les États-Unis ont
participé à une innovation: rendre public le texte de négociation
préliminaire de leur accord et contribuer à un débat public mieux
informé. Nous pensons que l'OMC devrait aller dans le même sens en
offrant au public un accès plus large aux procédures de règlement
des différends, en distribuant rapidement les décisions des groupes
spéciaux et en encourageant les échanges avec les groupes
extérieurs et les autres organisations internationales.
Le
commerce occupe une place prioritaire dans le programme économique
général du Président. Le Président George W. Bush a énoncé en
avril 2001 les principes qui sous-tendent la participation des
États-Unis au système commercial multilatéral: “Le commerce
ouvert alimente les moteurs de la croissance économique, qui crée
des emplois et des revenus. Il met le pouvoir des marchés au service
des personnes démunies. Il stimule la réforme économique et
juridique. Il aide à démanteler les administrations protectionnistes
qui étouffent l'innovation et favorisent la corruption. Il renforce
les habitudes de liberté qui soutiennent la démocratie à long terme.”
Les
États-Unis soutiennent fermement l'activité menée par l'OMC en tant
qu'institution dans le cadre des négociations et des consultations
qui se poursuivent en permanence. À cet égard, nous sommes d'accord
pour dire que les réunions ministérielles régulières chargées
d'examiner, d'adapter et d'élargir le programme de travail de l'OMC
sont indispensables. Nous voyons émerger un consensus entre des pays
ayant des niveaux de développement différents sur la nécessité de
poursuivre la libéralisation des échanges et d'adhérer aux règles
de l'OMC. En outre, nous avons constaté que certains accords que nous
négocions sont compliqués et difficiles à mettre en œuvre. Nous
sommes résolus à faire plus pour qu'il y ait parallèlement une
assistance technique et un renforcement des capacités afin de
permettre aux pays de participer plus efficacement au processus.
Les
États-Unis sont résolus à ce que la Conférence ministérielle de
Doha marque le lancement d'un nouveau cycle de négociations
commerciales multilatérales qui se traduira par des avantages pour
tous les pays et donnera à l'OMC les moyens de relever les défis du
XXIe siècle. L'enjeu est important pour l'Organisation, le système
commercial international et ses membres, y compris les États-Unis.
Avec le ralentissement économique qui sévit actuellement dans le
monde, il est d'autant plus important d'aller de l'avant, afin de
poursuivre l'œuvre engagée depuis longtemps déjà avec la création
du système du GATT.
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