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III. L'Accord plurilatéral sur
les marchés publics haut de page
A. Aperçu du contexte de l'élaboration de l'AMP
Des initiatives visant à soumettre les marchés publics à des règles
convenues au plan international ont été antérieurement prises dans le
cadre de l'OCDE. Cette question à été incluse dans les négociations
commerciales en cours du Tokyo Round en 1976. En conséquence, le premier
Accord relatif aux marchés publics a été signé en 1979 et est entré en
vigueur en 1981. Cet accord concernait seulement les entités du
gouvernement central et les marchés de marchandises. Il a été modifié
en 1987 et cette version modifiée est entrée en vigueur en 1988.
Parallèlement au Cycle d'Uruguay, les Parties à l'Accord ont mené des
négociations pour élargir son champ d'application aux marchés passés par
les gouvernements sous-centraux, d'autres entreprises et aux secteurs des services et des
services de construction. À la suite de ces négociations,
l'Accord
sur les Marchés Publics (1994) (‘AMP’) a été signé à Marrakech le 15 avril 1994, en même temps que l'Accord instituant l'OMC.
L'AMP est entré en vigueur le 1er janvier
1996. Selon les estimations, il a conduit à un décuplement de la valeur
des marchés publics soumis à la concurrence internationale conformément
à ses règles, par rapport à la valeur annuelle approximative des marchés
publics couverts par l'Accord du Tokyo Round entre 1990 et 1994, soit 30
milliards de dollars EU. La valeur des marchés soumis à l'Accord a
considérablement augmenté depuis, en raison de la croissance économique,
de l'inflation ainsi que de l'extension du champ d'application et du
nombre de Parties à l'Accord. En décembre 2011, une Décision sur les résultats de la renégociation de l'Accord, qui durait depuis plus de dix ans, a été prise au niveau ministériel à Genève. Cette décision politique a été confirmée, le 30 mars 2012, par l'adoption formelle de la Décision sur les résultats des négociations au titre de l'article XXIV:7 de l'Accord sur les marchés publics (GPA/113).
B. Nature et teneur de
l'Accord
L'AMP est un accord plurilatéral aux termes de
l'accord de l'OMC, ce qui veut
dire que tous les Membres de l'OMC ne sont pas liés par lui. Il comporte
les éléments suivants:
-
traitement national et non discrimination pour les fournisseurs des Parties à l'Accord pour les
marchés visés de marchandises, de services et de services de
construction, spécifiés dans les listes de chaque Partie (“Appendice I”)
et sous réserve des diverses exceptions et exclusions qui y sont
indiquées;
-
transparence et aspects procéduraux du processus de passation des
marchés, en général, dont l'objet est de faire en sorte que les marchés
visés par l'Accord soient passés de façon transparente, dans le respect
des règles de la concurrence, et sans discrimination à l'égard des
marchandises, services ou fournisseurs des autres Parties;
-
transparence des informations relatives aux marchés publics;
-
modifications
et rectifications apportées aux engagements des Parties sur les produits
et services visés;
-
l'existence de
procédures d'examen internes des contestations émanant de fournisseurs
et la nature de ces procédures, que toutes les Parties à l'Accord
doivent mettre en place;
-
l'application du
Mémorandum d'accord de l'OMC sur le règlement des différends dans ce
domaine;
-
l'accession à
l'Accord à d'autres membres de l'OMC;
et
-
un “programme incorporé” en vue de
l'amélioration de l'Accord, de l'élargissement de son champ
d'application et de l'élimination des mesures discriminatoires restantes
par de nouvelles négociations.
À l'heure actuelle, l'AMP est le principal
instrument à l'OMC qui définisse un cadre pour la conduite des échanges
internationaux dans le domaine des marchés publics entre pays
participants. On peut considérer en outre qu'il sert des objectifs plus
larges ayant trait à la bonne gouvernance et à l'obtention d'une bonne
efficacité économique dans les régimes de marchés publics nationaux.
C. Parties à l'Accord et observateurs
À l'heure actuelle, 42 Membres de l'OMC sont
visés par l'Accord sur les marchés publics. Ces Membres sont les
suivants: l'Arménie, le Canada; les Communautés européennes, y compris leurs 27
États membres; les États-Unis; Hong Kong, Chine; l'Islande; Israël; le
Japon; la Corée; le Liechtenstein; le Royaume des Pays-Bas en ce qui
concerne Aruba; la Norvège; Singapour, la Suisse et le Taipei chinois.
Vingt-deux autres Membres de l'OMC ont le statut
d'observateur au titre de l'Accord.
Ces Membres sont les suivants: Albanie, Royaume d'Arabie Saoudite,
Argentine, Australie, Bahreïn, Cameroun, Chili, Chine, Colombie, Croatie,
Géorgie, Inde, Jordanie, Moldova, Mongolie, Nouvelle-Zélande, Oman, Panama, République kirghize,
Sri Lanka, Turquie et Ukraine. En outre, quatre organisations
intergouvernementales, à savoir le Fonds monétaire international (FMI), le
Centre du commerce international CNUCED/OMC, l'Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE) et la Conférence des Nations Unies
sur le commerce et le développement (CNUCED) ont également le statut
d'observateur auprès du Comité des marchés publics de l'OMC, qui
administre l'Accord.
D. Accession à l'Accord
L'accession à l'Accord sur les marchés publics
est ouverte à tous les gouvernements Membres de l'OMC (article XXIV:2).
Le processus d'accession comporte des négociations sur les questions de
champ d'application (en particulier, sur l'“offre au titre de
l'Appendice I” de la Partie accédante) et la vérification de la
compatibilité de la législation nationale de la Partie accédante avec
les normes et les prescriptions de l'AMP(2).
À l'heure actuelle, neuf Membres de l'OMC ont
entamé leur processus d'accession à l'Accord sur les marchés publics:
Albanie, Chine, Géorgie, Jordanie, Moldova, Oman, Panama, République kirghize
et Ukraine. En outre, six autres Membres de l'OMC ont inscrit des
dispositions concernant l'accession à l'Accord dans leurs protocoles
d'accession à l'OMC respectifs. Ces autres Membres sont l'Arabie
saoudite, la Croatie, l'ex-République yougoslave de
Macédoine (ERYM), la Mongolie, le Monténégro et la Fédération de Russie.
> Pour en savoir plus sur l'Accord plurilatéral sur
les marchés publics (AMP)
IV. Négociations
au titre de l'article XIII de l'AGCS haut de page
L'article XIII:1
de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS) dispose que les
marchés publics de services ne sont assujettis ni à la clause de la
nation la plus favorisée de l'AGCS (article II)
ni aux engagements spécifiques en matière d'accès aux marchés (article XVI)
et de traitement national (article XVII).
Au titre de l'AGCS, les Membres de l'OMC ne sont donc pour le moment
assujettis à aucune obligation concernant l'accès aux marchés ou la non
discrimination dans le domaine des marchés publics de services. Le
paragraphe 2 de l'article XIII de l'AGCS indique ensuite que des
négociations multilatérales sur les marchés publics de services auront
lieu dans un délai de deux ans à compter de la date d'entrée en vigueur
de l'Accord.
Un Groupe de travail des règles de l'AGCS a
été créé en mars 1995 par le Conseil du commerce des services pour mener
à bien, entre autres, le mandat de négociation figurant dans l'AGCS en
ce qui concerne les marchés publics de services. L'article
XIII:2 de l'AGCS ne précise pas de date pour l'achèvement des
négociations. Cependant, les Lignes directrices et procédures pour les négociations
sur le commerce des services, adoptées en mars 2001(3),
par le Conseil du commerce des services réuni en Session extraordinaire,
indiquent que les Membres viseront à mener à bien les négociations dans
les différents domaines de l'élaboration des règles, y compris ceux qui
sont prévus à l'article XIII,
avant que les négociations du Cycle de Doha sur les engagements spécifiques ne soient
achevées.
Les Membres de l'OMC ont des avis divergents
quant à la portée du mandat de négociation énoncé à l'article XIII.
D'aucuns estiment que les négociations prévues dans le cadre de ce
mandat peuvent englober l'accès aux marchés et la non discrimination
ainsi que la transparence et d'autres questions de procédure. D'autres
ne partagent pas cette interprétation, estimant que l'article XIII
exclut le traitement NPF, l'accès aux marchés et le traitement national
du champ de négociations prescrites par le mandat.
La Déclaration ministérielle adoptée par la
Conférence ministérielle de Hong Kong en décembre 2005 énonçait ce qui
suit au sujet des travaux concernant les marchés publics prévus dans l'AGCS:
“Les Membres devraient engager des discussions plus ciblées et, dans ce
contexte, mettre davantage l'accent sur les propositions des Membres,
conformément à l'article
XIII de l'AGCS”(4).
> Pour en savoir plus sur les
négociations au titre de l'article XIII de l'AGCS
V. Groupe
de travail de la transparence des marchés publics haut de page
À la Conférence ministérielle de Singapour de
1996, les Ministres ont décidé d'établir un groupe de travail chargé
d'effectuer une étude sur la transparence des pratiques de passation des
marchés publics, en tenant compte des politiques nationales et, sur la
base de cette étude, d'élaborer des éléments à inclure dans un accord
approprié(5).
Le Groupe de travail de la transparence des
marchés publics établi pour accomplir ce mandat a commencé ses travaux
en 1997 en examinant les dispositions relatives à la transparence
figurant dans les instruments internationaux existants et les pratiques
nationales. Il a ensuite élaboré et mené à bien une étude de 12
questions (‘les 12 points de la Liste récapitulative du Président’(6))
se rapportant à un éventuel accord sur la transparence des marchés
publics(7),
qui couvre les quatre domaines d'étude généraux suivants:
(i) la définition des marchés
publics et la portée et le champ d'application d'un éventuel accord;
(ii) les éléments de fond d'un
éventuel accord sur la transparence des marchés publics, y compris les
différents aspects de l'accès aux informations générales et spécifiques
sur les marchés publics et les questions de procédure;
(iii) les mécanismes garantissant
le respect de la mise en œuvre d'un éventuel accord; et
(iv) les questions concernant les pays
en développement, y compris le rôle du traitement spécial et différencié
ainsi que l'assistance technique et le renforcement des capacités.
> Pour en savoir plus sur le
Groupe de travail de la
transparence des marchés publics
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Historique de l'Accord sur les marchés publics: résumé
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Accord plurilatéral |
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1947 |
Marchés publics exclus au titre des
articles
III:8 et
XVII:2
du GATT |
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Avril 1979 |
Signature de l'AMP de 1979 |
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Janvier 1981 |
Entrée en vigueur de l'AMP de 1979 |
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Novembre 1983 |
Début des négociations fondées sur
l'article IX:6 b) de l'AMP de 1979 |
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Novembre 1986 |
Protocole portant modification de
l'Accord, incluant des amendements aux articles Ier, II, IV, V et
VI de l'AMP de 1979 |
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Janvier 1988 |
L'AMP de 1979 modifié entre en vigueur. |
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Avril 1994 |
Signature de l'AMP de 1994 à Marrakech |
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Janvier 1996 |
Entrée en vigueur de l'AMP de 1994 |
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Février 1997 — en cours
|
Travaux préparatoires pour les négociations au titre de
l'article XXIV:7
de l'AMP de 1994
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Décembre 2006 |
Acceptation provisoire du texte révisé
de l'AMP
(GPA/W/297) |
| Décembre 2011 |
Décision au niveau ministériel sur les résultats de la renégociation de l'Accord (GPA/112)
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| Mars 2012 |
Adoption formelle de la Décision sur les résultats des négociations au titre de l'article XXIV:7 de l'Accord sur les marchés publics. (GPA/113) |
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