
Les
règles de l'OMC — les accords — résultent des
négociations menées par les Membres. Celles qui sont
actuellement en vigueur découlent des négociations du
Cycle d'Uruguay (1986-1994), qui ont donné lieu
notamment à une révision majeure du texte original de
l'Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce (GATT).Le GATT constitue
désormais le principal recueil de règles de l'OMC pour
ce qui est du commerce des marchandises. Le Cycle
d'Uruguay a également abouti à l'établissement de
nouvelles règles régissant le commerce des services,
les aspects pertinents de la propriété intellectuelle,
le règlement des différends et lexamen des
politiques commerciales. Elles représentent au total
quelque 30 000 pages, soit une soixantaine daccords
et dengagements distincts (que l'on appelle les
listes), contractés par les différents Membres dans des
domaines spécifiques tels que l'abaissement des taux de
droit ou l'ouverture du marché des services.
Ces
accords permettent aux Membres de l'OMC de gérer un
système commercial non discriminatoire qui énonce leurs
droits et leurs obligations. Chaque pays obtient
l'assurance que ses exportations bénéficieront
constamment d'un traitement équitable sur les marchés
des autres pays et promet à son tour de traiter ainsi
les importations arrivant sur son propre marché. Le
système offre également aux pays en développement une
certaine souplesse pour la mise en uvre de leurs
engagements.
Marchandises haut
de page
Tout
a commencé par le commerce des marchandises. De 1947 à
1994, le GATT était le centre de négociation de la
réduction des droits de douane et autres obstacles au
commerce; le texte de l'Accord général énonçait quant
à lui des règles importantes, en particulier la
non-discrimination.
Depuis
1995, le texte actualisé du GATT constitue l'accord de
référence de l'OMC pour ce qui est du commerce des
marchandises. Il comporte des annexes portant sur des
secteurs spécifiques, tels que l'agriculture et les
textiles, et traitant de questions particulières telles
que le commerce d'État, les normes de produits, les
subventions et les mesures de lutte contre le dumping.
Services
haut
de page
Les
banques, les compagnies d'assurance, les entreprises de
télécommunication, les organisateurs de voyages, les
chaînes d'hôtels et les sociétés de transport qui
souhaitent opérer à l'étranger peuvent désormais
bénéficier d'un système de commerce plus libre et plus
équitable, qui ne valait auparavant que pour le commerce
des marchandises.
Ces
principes sont ancrés dans le nouvel Accord général
sur le commerce des services (AGCS). Les Membres de l'OMC
ont également accepté des engagements dans le cadre de
l'AGCS en vertu desquels ils doivent déclarer quels sont
les secteurs qu'ils sont disposés à ouvrir à la
concurrence étrangère et dans quelle mesure ces
marchés sont ouverts.
Propriété
intellectuelle haut
de page
L'Accord
de l'OMC sur la propriété intellectuelle peut être
assimilé à un ensemble de règles régissant le
commerce et l'investissement dans le domaine des idées
et de la créativité. Ces règles prévoient les
modalités selon lesquelles le droit d'auteur, les
marques, les indications géographiques utilisées pour
identifier des produits, les dessins et modèles
industriels, les schémas de configuration des circuits
intégrés et les renseignements non divulgués tels que
les secrets commerciaux — en dautres termes la “propriété intellectuelle”
— devraient être
protégés lorsqu'il y a échanges commerciaux.
Règlement des
différends haut
de page
La
procédure prévue par l'OMC pour résoudre les litiges
commerciaux dans le cadre du Mémorandum d'accord sur le
règlement des différends est essentielle pour faire
respecter les règles et, partant, veiller à ce que les
échanges se fassent sans heurts.

Les
pays portent un différend devant l'OMC lorsqu'ils
estiment que les droits que leur confèrent les accords
sont violés. Les décisions rendues par des experts
indépendants, spécialement nommés, se fondent sur
l'interprétation des accords et des engagements pris par
les différents pays.
Le
système encourage les pays à régler leurs différends
par la voie de la consultation. En cas d'échec, ils
peuvent suivre une procédure soigneusement définie,
comportant plusieurs étapes, qui prévoit une décision
éventuelle par un groupe spécial et la possibilité de
faire appel de cette décision sur des points de droit.
Le
nombre de différends soumis à l'OMC — 150 au 3 novembre
1998 contre 300 environ pendant toute la durée de vie du
GATT (1947-1994) — témoigne de la confiance portée au
système.
Examen des
politiques haut
de page
Le
Mécanisme d'examen des politiques commerciales vise à
améliorer la transparence et la compréhension des
politiques adoptées par les pays et à évaluer leur
impact. Nombre de Membres estiment en outre que ces
examens leur fournissent en retour des informations
constructives sur leurs pratiques.
Tous
les Membres de l'OMC doivent faire l'objet d'un examen
périodique, chaque examen donnant lieu à la
préparation d'un rapport par le pays intéressé et
dun rapport par le Secrétariat de l'Organisation.
Depuis la création de lOMC, les pratiques et
politiques commerciales de plus de 45 Membres ont été
examinées.
Pour
en savoir plus sur les accords.
Pour
en savoir plus sur les différends.
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