
Tout
dépend de ce que les pays veulent négocier.
Il
est vrai que l’un des principes qui sous‑tend le système de
l’OMC est d’amener les pays à réduire leurs obstacles au
commerce et à libéraliser les échanges. Après tout, ils bénéficient
du développement des échanges qui résultent de la réduction des
obstacles au commerce.
Quant
à l’ampleur de la réduction de ces obstacles, c’est une question
que les pays Membres négocient entre eux. Leur position de négociation
dépend de leur volonté de réduire les obstacles et de ce qu’ils
souhaitent obtenir des autres Membres en contrepartie. Les engagements
pris par un pays deviennent les droits d’un autre pays, et inversement.
Le
rôle de l’OMC est de servir de cadre à la négociation de la
libéralisation.
Elle fixe également les règles régissant le déroulement de la
libéralisation.
Les
règles prévues par les accords permettent une réduction progressive
des obstacles, de sorte que les producteurs nationaux puissent
s’adapter.
Les
accords contiennent aussi des dispositions spéciales qui tiennent
compte de la situation des pays en développement. Ils précisent également
quand et comment les gouvernements peuvent protéger leurs producteurs
nationaux, par exemple contre des importations considérées comme
injustement bon marché car bénéficiant de subventions ou faisant
l’objet de “dumping”. Dans ce cas, l’objectif est
d’instaurer un commerce équitable.
Il
est d’autres principes dans le système de l’OMC qui sont tout
aussi importants, voire plus importants, que la libéralisation des
échanges:
par exemple, la non-discrimination et la mise en place pour le
commerce de conditions stables, prévisibles et transparentes.
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