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Supachai Panitchpakdi
> Le
Comité des négociations commerciales
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 Je
vous souhaite la bienvenue à cette consultation, que j'ai convoquée
pour discuter des prochaines étapes possibles en ce qui concerne les
questions et préoccupations liées à la mise en œuvre visées au
paragraphe 12 b) de la Déclaration ministérielle de Doha. Comme vous
le savez, les diverses décisions prises par les Ministres à Doha ont
laissé en suspens un certain nombre de questions, pour lesquelles
aucun mandat de négociation spécifique n'était prévu, à traiter dans
le cadre du paragraphe 12 b). Ces questions ont été examinées par les
divers organes subsidiaires et sont revenues devant le CNC en décembre
dernier. Bien sûr, le mandat du CNC à cet égard, tel qu'il est énoncé
au paragraphe 12 b), concerne “une action appropriée”.
Depuis l'accord intervenu sur une question relevant du domaine SPS à
la réunion de décembre du CNC, celui-ci reste saisi de 23 questions en
suspens. Ces questions concernent les domaines suivants: balance des
paiements, évaluation en douane, accès aux marchés, sauvegardes, OTC,
MIC et ADPIC.
À sa réunion de décembre, le CNC a reçu des rapports des différents
organes qui avaient traité ces questions pendant l'année. Cependant,
les rapports montraient que le degré d'entente au sujet de solutions
appropriées à ces questions était faible et il n'a pas été possible
d'arriver à un consensus au CNC sur une action appropriée.
À la réunion de février du CNC, j'ai indiqué que je continuerais dans
la voie que j'avais suivie depuis décembre, à savoir que je tiendrais
des consultations sur les prochaines étapes possibles avec l'aide des
Présidents concernés et des Directeurs généraux adjoints, en utilisant
les cinq catégories que j'avais décrites à notre réunion de décembre
pour essayer de dégager des façons de progresser sur les différentes
questions. Ces catégories étaient les suivantes:
-
résoudre la question;
-
convenir que la question ne nécessitait aucune action
supplémentaire;
-
renvoyer la question à un organe de négociation;
-
poursuivre les travaux dans les organes subsidiaires pertinents,
sous la supervision renforcée du CNC, et avec une date limite
claire, peut être juin 2003;
-
entreprendre des travaux supplémentaires au niveau du CNC.
À la réunion de mars du CNC, j'ai fait un certain nombre de
propositions pour la poursuite des travaux sur cinq questions en
suspens spécifiques relevant des rubriques OTC, évaluation en douane,
sauvegardes et balance des paiements/CCD, mais le CNC n'a
malheureusement pas pu parvenir à un accord sur mes propositions.
Depuis lors, je poursuis mes consultations au sujet des questions de
mise en œuvre visées au paragraphe 12 b); j'ai aussi soulevé ce point
dans les conversations que j'ai eues récemment avec des Ministres.
Je pense que nous avons tous conscience de l'importance qu'il y a à
donner une impulsion aux travaux sur toutes ces questions, d'autant
que la Conférence de Cancún approche à grands pas. Comme je l'ai dit à
la réunion du CNC de vendredi dernier, nous devons chercher à ramener
la charge des questions non résolues à des proportions gérables en
arrivant à une concordance de vues sur le plus grand nombre possible
d'entre elles avant la Conférence ministérielle. C'est dans cet esprit
que j'ai convoqué la consultation d'aujourd'hui et, puisqu'il faut
bien commencer quelque part, je propose que nous faisions d'abord
porter notre attention sur une question qui semblerait importante pour
débloquer la discussion.
Nous savons tous qu'il existe certaines positions polarisées sur la
question de l'extension de la protection additionnelle des indications
géographiques à des produits autres que les vins et les spiritueux.
Étant donné ce qui a été dit à la réunion du CNC de vendredi, je
voudrais maintenant faire une suggestion quant à la façon de traiter
cette question conflictuelle de manière pragmatique et impartiale. Je
suggère tout simplement d'aborder la question de l'extension des
indications géographiques dans le cadre de nouvelles consultations
avec les Membres. Je souligne que je le ferais en ma capacité de
Directeur général.
Je dois souligner que cette approche consistant à engager des
consultations serait sans préjudice de la position de chacun
concernant le statut de cette question ni des résultats de mes
consultations. Elle serait également sans préjudice de la position de
telle ou telle délégation quant au statut de toute autre question et
aux approches possibles la concernant. Mon intention n'est bien sûr
pas de reléguer au second plan les autres questions en suspens. Elles
ont toutes le même statut pour le CNC, et je suis pleinement conscient
de l'importance que plusieurs délégations attachent à telle ou telle
question. Je propose simplement une méthode de travail pratique pour
nous permettre de surmonter un blocage qui a fait obstacle à toute
progression sur l'ensemble des questions visées au paragraphe 12 b).
Si vous êtes d'accord – et j'espère que vous le serez – pour discuter
de la question de l'extension des indications géographiques en suivant
l'approche que j'ai suggérée, il nous faudrait ensuite réfléchir à la
façon de traiter les autres questions. Comme je l'ai indiqué
précédemment, j'ai formulé à la réunion du CNC de mars quelques
propositions devant permettre la poursuite des travaux techniques dans
les domaines où cela semblait utile. Ces propositions restent à
l'ordre du jour, mais les délais qui y étaient envisagés sont
maintenant assez serrés.
Vous souhaiterez peut-être aussi vous demander si l'approche que j'ai
proposée pour les indications géographiques, à savoir des
consultations que je mènerais en ma qualité de Directeur général,
pourrait s'appliquer à d'autres questions en suspens. Dans ce cas, il
me faudrait demander l'assistance de mes adjoints pour procéder aux
consultations.
Je vous serais reconnaissant de me faire part de vos points de vue sur
toutes ces questions, à commencer par ma suggestion concernant les
indications géographiques. |
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